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À la suite d’une étude sur la problématique de la sécurisation des parcours, je me suis interrogé sur le socle fondateur de cet objectif qui rassemble un grand nombre d’acteurs de l’écosystème de la formation et de l’emploi, je veux parler de la loi de 2018 « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Cette loi a remis sur le devant de la scène le concept de sécurisation des parcours, concept dont le vœu pieux est de : « réduire les risques liés aux transitions professionnelles, en conférant aux salariés ou aux demandeurs d’emploi des droits d’accès à des dispositifs ».

Sur qui pèse la responsabilité de choisir son avenir professionnel ?

L’individu : Pourquoi ? Car, nous devenons tous des « entrepreneurs de nous-mêmes »* au service de notre avenir professionnel. Que ce soit via des outils comme le CPF ou des dispositifs comme le PTP (Projet de Transition Professionnelle) ou encore le projet démissionnaire, nous avons la possibilité de nous former, de nous reconvertir mais également de nous lancer dans un projet de création d’entreprise. Nous réinventer en somme.

La nécessité d’un accompagnement des parcours :

Vue par une opportunité pour beaucoup, l’épreuve du réel montre cependant, que cette liberté de choisir est plus complexe qu’il n’y parait. En effet, ce choix suppose une vision claire des débouchés (quelle certitude ai-je que mon choix rencontre un besoin sur le marché ?). Une vision qui nécessite parfois un accompagnement par des professionnels : les acteurs du CEP notamment. Des acteurs (Pôle-Emploi, les Missions Locales, l’APEC, etc.) qui lorsque l’on réfléchit avec eux sur cette problématique évoquent la difficulté de cet objectif (la sécurisation des parcours). En effet, l’hétérogénéité des parcours et des situations complexifie l’accompagnement et par voie de conséquences la consolidation des dits parcours. Il apparaît néanmoins que cet accompagnement est souvent salvateur et source d’introspection pour l’individu qui prend conscience des leviers à actionner pour que son projet aboutisse quitte à devoir parfois… y renoncer.
 
La sécurisation des parcours dépend donc de plus en plus de l’individu (volonté, motivation, recherche d’information, réseau), mais il ne faut pas oublier les acteurs de l’écosystème de l’emploi et de la formation (posture des professionnels, écoute, accompagnement, etc.) qui ont plus que jamais un rôle déterminant dans la sécurisation des parcours des individus.
 
Une problématique qui fait échos à d’autres questionnements : la quête de sens, le besoin de transition, le changement de vie… Des sujets que nous avons à cœur de traiter et qui nous permettent d’enrichir en données (qualitatives ou quantitatives) nos clients.

*Source : Le Conseil en Evolution Professionnelle, Entre dialogue conjoncturel et délibération de carrière :Françoise Laroye-Carré.